Oïdium
Oïdium du colza : symptômes, zones à risque et stratégies de lutte
L’oïdium du colza est une maladie fongique fréquente qui peut affecter plusieurs organes de la plante, notamment les feuilles, les tiges et, en fin de cycle, les siliques. Cette pathologie peut impacter le rendement et la qualité de la récolte si elle n’est pas correctement surveillée et maîtrisée.
Symptômes de l’oïdium sur colza
L’oïdium se reconnaît facilement par la présence d’un duvet blanc poudreux, correspondant au mycélium du champignon, visible à la surface des organes contaminés. Les attaques peuvent évoluer rapidement lorsque les conditions climatiques sont favorables.
Répartition géographique et conditions favorables
En France, l’oïdium du colza est plus fréquemment observé dans les régions du Sud et de l’Ouest, où le climat chaud et sec favorise son développement. Ces zones présentent un risque accru, notamment lors des printemps secs.
Période d’observation et surveillance
La surveillance de l’oïdium doit débuter dès le stade floraison (stade F1) et se poursuivre jusqu’à la fin du mois de mai.
C’est durant cette période que la maladie peut se développer rapidement si les conditions météorologiques sont favorables, en particulier en cas de temps chaud et sec.
Lutte et protection contre l’oïdium du colza
Dans la majorité des situations, la protection fongicide appliquée au stade G1 contre le sclérotinia permet également de contrôler efficacement l’oïdium.
Cependant, en l’absence de traitement sclérotinia, ou en cas de forte pression d’oïdium observée en cours de cycle, une intervention fongicide spécifique peut être justifiée. Cette stratégie vise à préserver l’intégrité des siliques, limiter les pertes de rendement et garantir la qualité de la récolte.